Deux nouvelles salles au Quartier opératoire : une étape importante vers le Pôle interventionnel

Depuis le 9 mars, les salles G5 et G6 sont opérationnelles au Quartier opératoire. Leur ouverture marque une étape décisive dans l’évolution du bloc vers le futur Pôle interventionnel, dans le cadre d’HospitaCité.

L’ouverture de G5 et G6 concrétise une réflexion entamée il y a neuf ans. Après la création de la zone LoQO (Logistique Quartier Opératoire) au niveau -3, puis la réorganisation de l’accueil et du réveil, ces deux salles marquent une nouvelle avancée dans la transformation du Quartier opératoire en Pôle interventionnel. « Reconstruire l’hôpital sur lui-même est un vrai défi. On ne part pas d’une page blanche. Il faut composer avec l’existant, l’activité, les équipes… », résume Olivier Ykman, Administrateur du Quartier opératoire. « Le chantier a été mené dans un bloc resté en activité, avec 80 à 100 patients opérés chaque jour. »

Deux salles plus grandes et mieux équipées

Les nouvelles salles répondent aux besoins actuels de la chirurgie. Plus spacieuses, elles intègrent des équipements de haut niveau : gestion centralisée de l’éclairage, de la ventilation et des alarmes via un écran tactile, ventilation à recirculation plus économe en énergie, partage et enregistrement des images. Certaines interventions pourront aussi être diffusées en direct dans des auditoires. L’environnement a également été retravaillé : éclairage adaptatif, sonorisation, visuels muraux… Objectif : améliorer le confort des équipes et des patients. « On reste dans un bloc opératoire, mais cela ne veut pas dire que l’environnement doit être froid ou anxiogène. Plus il est serein, mieux c’est pour tout le monde », souligne Olivier.

Un chantier complexe, mené sans arrêter l’activité

Pendant les travaux, les circuits ont été adaptés et une logistique provisoire a été mise en place. Patients, équipes du bloc, Département technique, logisticiens et ouvriers ont dû se coordonner dans un espace contraint. « Les utilisateurs du bloc ont souffert pendant plusieurs semaines, mais chacun s’est adapté pour que les patients soient pris en charge en toute sécurité. Nous tenons à les en remercier », insiste Olivier.

Pour le Département technique aussi, le chantier a été particulièrement exigeant. « C’est clairement l’un des chantiers les plus complexes que nous ayons eu à gérer ces dernières années à Saint-Luc », se souvient Anne-Catherine Detry, Responsable du Pôle projets au Département technique, qui remercie aussi les équipes pour leur adaptation pendant cette période compliquée.

Le début d’un effet domino

L’ouverture de G5 et G6 lance aussi une réorganisation plus large du bloc opératoire. Une partie de l’activité orthopédique a déjà quitté les anciennes salles, devenues techniquement dépassées, notamment pour la régulation des températures.

Ce transfert permettra de lancer, dès la fin de l’année, la rénovation complète du futur Bloc E, destiné à accueillir l’orthopédie et la neurochirurgie.

Les salles G5 et G6 constituent donc une première étape vers un Quartier opératoire progressivement repensé.