De nouveaux marqueurs pour la sclérose en plaques
La sclérose en plaques est l’une des causes principales de handicap neurologique chez les jeunes adultes. À l’occasion de la Journée mondiale de cette maladie, le 30 mai, les Cliniques universitaires Saint-Luc souhaitent mettre en lumière les avancées récentes dans le diagnostic, notamment en termes d’imagerie avancée et de biomarqueurs. Ces outils innovants, associés à l’encadrement multidisciplinaire des centres experts, permettent d’améliorer significativement le suivi et la qualité de vie des patients.
Maladie inflammatoire chronique du système nerveux central (cerveau et moelle épinière), la sclérose en plaques touche entre 14.000 et 18.000 personnes en Belgique. Elle constitue l’une des principales causes de handicap neurologique chez les jeunes adultes.
Évoluant le plus souvent par poussées, la maladie risque d’entraîner, à terme, une accumulation de handicaps. S’il n’existe pas encore de traitement curatif, les thérapies actuelles permettent de réduire la fréquence des poussées, l’accumulation de lésions et limiter la progression du handicap, y compris à long terme.
Grâce aux progrès réalisés ces dernières années en termes de diagnostic précoce, les perspectives pour les patients se sont significativement améliorées. De nombreuses personnes atteintes de sclérose en plaques peuvent désormais mener une vie active avec un impact plus limité de la maladie sur leur quotidien.
Imagerie avancée et neurofilaments en guise de marqueurs
Le diagnostic de la sclérose en plaques repose en grande partie sur l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Aux Cliniques Saint-Luc, de nouvelles séquences d’imagerie avancée ont été intégrées en routine afin d’identifier la présence d’un marqueur diagnostique (signe de la veine centrale) ou pronostique (anneaux paramagnétiques).
Ces marqueurs améliorent la spécificité du diagnostic et fournissent des indications sur le risque de progression. Résultat : un diagnostic plus rapide et plus fiable, ouvrant la voie à une prise en charge plus précoce et une meilleure évaluation du risque évolutif.
En parallèle de l’imagerie, les équipes s’appuient également sur un marqueur sanguin : les neurofilaments. Ces protéines, libérées lors de la dégradation des neurones, permettent de mieux suivre l’activité de la maladie et la réponse au traitement.
Cette approche combinée — imagerie avancée et biomarqueurs — constitue une avancée importante dans le suivi personnalisé des patients.
La sclérose en plaque aux Cliniques universitaires Saint-Luc
Chaque année, entre 1.000 et 1.200 patients sont suivis aux Cliniques Saint-Luc, faisant du centre l’un des plus importants en Belgique francophone. S’appuyant sur une longue expérience dans la conduite d’études cliniques, Saint-Luc propose régulièrement à ses patients des traitements innovants ou en cours de développement.
Au-delà de la recherche, la prise en charge repose sur une approche globale et multidisciplinaire. Neurologues, infirmières spécialisées, neuro-radiologues, neuro- urologues, neuro-ophtalmologues, médecins de Médecine physique et autres professionnels de santé travaillent en étroite collaboration pour assurer un suivi complet des patients.
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