Sclérose en plaques
La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Elle concerne principalement les femmes (2/3 des cas) âgées entre 20 et 40 ans et peut entrainer différents troubles neurologiques (visuels, sensoriels, de l’équilibre, moteurs, cognitifs...).
Le diagnostic et le suivi de l’activité inflammatoire de la maladie reposent sur l’imagerie par résonance magnétique (IRM) du cerveau et de la moelle épinière.
Recherche clinique
La littérature médicale a mis en évidence chez la majorité des patients atteints de sclérose en plaques l’existence d’anneaux d’inflammation chronique situés à la périphérie des plaques habituellement observées à l’IRM cérébrale. Les patients ayant ces lésions avec anneau d’inflammation chronique à l’IRM cérébrale souffrent d’une maladie cliniquement plus sévère.
Le Service de neurologie des Cliniques Saint-Luc et l’UCLouvain ont participé à une recherche internationale consacrée à l’étude de ces lésions avec anneau d’inflammation chronique et à leur éventuelle corrélation avec la présence d’une dégénérescence neuronale (grâce à la détection de protéines neuronales, appelées « neurofilaments », dans le sang). Cette étude a été publiée dans Neurology.
Résultats ? La recherche a mis en évidence une corrélation entre la présence de lésions avec anneau d’inflammation chronique à l’IRM et une augmentation importante du taux de neurofilaments dans le sang, ce qui indique une dégénérescence avancée des neurones. La présence de lésions avec anneau d’inflammation chronique à l’IRM est en outre associée à un handicap clinique plus sévère chez les patients.
Une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques
Il s'agit d'une avancée importante pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques de la sclérose en plaques. Elle démontre pour la première fois que la présence d’une inflammation chronique à l’IRM s’associe à une dégénérescence neuronale accrue et à une évolution clinique plus sévère chez les patients atteints de sclérose en plaques.
Cette étude montre encore la possibilité de détecter à la fois la présence d’une inflammation chronique cérébrale et de son effet neurodégénératif grâce à l’utilisation combinée de marqueurs radiologiques et sanguins.