Transplantation rénale et pancréatique - Historique

Historique

Le programme de transplantation rénale a débuté à l'Université catholique de Louvain (UCL) le 3 juin 1963 . La première greffe fut réalisée par le Pr Alexandre, sous l'instigation du Pr Morelle. C'était la première fois au monde que des organes étaient prélevés sur une personne a coeur battant en état de mort cérébrale . Depuis, ce concept s'est progressivement imposé, a été implémenté dans de nombreuses lois; il est devenu le standard de tout prélèvement multiple d'organes, particulièrement en Belgique où une loi sur le don d'organes, basée sur le consentement implicite a été votée le 13 juin 1986.

Ainsi, au cours de l'année 2000, notre pays a encore augmenté le nombre de transplantation d'organes et de tissus comme il l'avait déjà fait en 1999. Ceci, en raison d'une augmentation de plus de 15% du nombre de donneurs cadavériques grâce à une collaboration étroite entre les hôpitaux universitaires et partenaires, au sein de chaque réseau. En parallèle aux prélèvements d'organes sur cadavre à coeur battant se sont développés à l'UCL les techniques de prélèvement de reins sur donneur vivant par voie vidéo assistée et les prélèvements d'organes et de tissus sur cadavre à coeur arrêté (NHBD = Non Heart Beating Donor en anglais).

C'est ainsi que le 18 décembre 2000, la 3000éme greffe de rein a été réalisée aux Cliniques universitaires Saint- Luc. Il s'agissait également du receveur le plus âgé jamais transplanté au sein du groupe, ce patient avait 74 ans.

Que nous offrira ce troisième millénaire ? Certainement un élargissement des indications de transplantation. Actuellement, vu le nombre croissant de donneurs, les listes d'attente belges diminuent ainsi que les durées d'attente. L'avènement de nouveaux médicaments immunosuppresseurs plus puissants - tous sont actuellement accessibles dans l'unité via des protocoles de recherche - diminuent le nombre de rejets post-transplants et nous permettent d'utiliser des reins avec des compatibilités tissulaires moindres. Le recours aux prélèvements sur cadavre à coeur arrêté permettra également d'élargir le pool des donneurs et d'offrir aux patients de nombreuses possibilités de traitement. Ainsi, même si pour la première fois en Belgique une transplantation pancréatique vascularisée a été réalisée à Saint-Luc le 20 novembre 1982, il est certain que ce type de greffe ne pourra à l'avenir être proposé qu'à une population restreinte de patients.

D'autres types de greffes de pancréas, en particulier la greffe d'îlots, vont se développer, particulièrement pour les patients diabétiques de type 1 qui ont un diabète instable et présentent des comas fréquents. Le risque vital lié à de tels malaises peut être contrebalancé par la prise chronique de traitements immunosuppresseurs et l'injection intrahépatique de cellules béta ou d'îlots de Langerhans. Encore faut-il préparer ces îlots: la banque d'os et de tissus de l'UCL, qui a ouvert ses portes à l'automne 2000, permet actuellement de réaliser de telles préparations.