Chirurgie plastique et micro-chirurgie reconstructrice
La chirurgie plastique générale prend en charge la réparation des déformations des tissus mous - peau, graisse, muscles, tendons - ainsi que des pertes de substance cutanée, par exemple après une plaie traumatique, une brûlure, une infection sévère ou l’exérèse d’une tumeur cutanée.
Elle peut nécessiter des techniques de suture directe, de greffe de peau ou de lambeaux pour reconstruire les zones atteintes.
Cette chirurgie réparatrice concerne l’ensemble des territoires anatomiques et est réalisée soit de manière autonome, soit en collaboration avec d’autres spécialités chirurgicales.
Reconstruction des cancers de la tête et du cou
En collaboration étroite avec le Service d’ORL, la chirurgie plastique intervient dans la Clinique de cancérologie cervico-maxillo-faciale.
Après l’exérèse tumorale réalisée selon des voies d’abord adaptées, la reconstruction permet une ablation oncologique large tout en assurant la restauration anatomique et fonctionnelle du site opéré.
Cette prise en charge concerne les cancers de la cavité orale, du pharynx, du larynx, de la région orbitaire, des fosses nasales et des sinus.
Un nombre significatif de reconstructions fait appel aux techniques d’auto-transplantation tissulaire et de microchirurgie reconstructrice (lambeaux libres).
Microchirurgie reconstructrice en oncologie
Au sein de l’Institut Roi Albert II, l’équipe de chirurgie plastique et microchirurgie reconstructrice collabore avec la chirurgie thoracique, la neurochirurgie, l’orthopédie et la chirurgie abdominale pour réaliser des reconstructions complexes, le plus souvent après résection tumorale.
Reconstruction des parois et des membres
Ces reconstructions concernent notamment les tumeurs du crâne, les pertes de substance de la paroi thoracique, les reconstructions de la paroi abdominale et du périnée, les sarcomes des parties molles ainsi que les membres.
Elles peuvent nécessiter l’utilisation de lambeaux cutanés ou composites, pédiculés ou libres microchirurgicaux, notamment pour la reconstruction de pertes de substance d’origine tumorale ou post-traumatique.
Les techniques de reconstruction utilisent soit des tissus prélevés à proximité de la zone opérée en conservant leur vascularisation (lambeaux pédiculés), soit des tissus transférés depuis une autre région du corps et reconnectés aux vaisseaux au microscope (lambeaux libres micro-anastomosés, auto-transplantations tissulaires). Il peut s’agir, par exemple, de peau, de muscle ou d’os permettant de restaurer la forme et la fonction des zones opérées.